En 2005, la Banque centrale a cherché à limiter la proportion de découverts, par la publication de la circulaire n° 85 demandant aux banques de ne proposer cette forme de crédit qu’aux opérations commerciales. Une mesure prise afin de limiter les crédits à risque et d’améliorer ainsi la qualité des prêts. Pourtant, les crédits à découvert sans garanties constituaient pour le secteur privé résident dans son ensemble (particuliers et entreprises) 34,9 % des crédits utilisés en septembre 2008, selon l’Association des banques du Liban. Une tendance à la hausse qui semble inverser l’infléchissement en cours les précédentes années : en juin 2007, les crédits à découverts s’échelonnaient à 32,9 % des prêts octroyés, contre 33,2 % fin 2006. À titre de comparaison, en France, en septembre 2008, les avances en comptes débiteurs ne représentaient que 18,5 % du total des crédits pour trésorerie octroyés aux sociétés et entrepreneurs individuels, entreprises d’assurances et de capitalisation, administrations publiques et privées.
Les opérateurs bancaires libanais disent aujourd’hui limiter le recours au découvert aux facilités courantes des entreprises et diversifier les formes de prêt (exemple : postfinancement, c’est-à-dire le rééchelonnement d’échéances de paiement) pour restreindre les risques.