Selon une étude publiée par le Centre d’études stratégiques jordanien, la classe moyenne jordanienne continue de fondre et l’écart entre les classes supérieures et inférieures de se creuser. Les 30 % les plus riches concentrent 60 % des richesses du royaume, tandis que les 40 % “du milieu” en ont seulement 30 %. Plus révélateurs de cette tendance : les 2 % les plus riches accaparent 13 % des revenus du pays, alors que les 30 % les plus pauvres n’en obtiennent que 11 %. L’étude a pris en considération les effets néfastes de l’inflation record enregistrée en Jordanie en 2008 (15,5 %), la hausse des prix pétroliers intervenue jusqu’à l’été 2008, la levée des subventions sur l’essence décidée en février 2008 et l’envolée des prix des produits alimentaires. Elle insiste sur la nécessité pour les autorités de mettre l’accent sur le développement humain et non plus sur la seule croissance économique.