Les premiers effets collatéraux de la crise économique mondiale commencent à affecter la Syrie. Le gouvernement a donc pris des mesures de sauvegarde pour alléger les charges immédiates pesant sur les entreprises des secteurs les plus vulnérables et renforcer le protectionnisme.
Le secteur textile est le premier touché. La crise, en précipitant le remboursement des arriérés, a révélé la grande fragilité du secteur que seule une restructuration drastique pourra sauver.
La consommation, artificiellement gonflée par la succession des fêtes de fin d’année, marque le pas. Le chômage est aujourd’hui brandi par les autorités ainsi que par les employeurs comme une nouvelle source de faiblesse. Après les réfugiés irakiens, encore coûteux pour le pays, le retour des salariés du Golfe et des Émirats devient un vrai problème.
Deux notes d’optimisme sont toutefois à signaler. D’un côté, la sécheresse qui sévit depuis l’été vient enfin de laisser la place à des pluies salvatrices. D’un autre côté, l’économie syrienne pourrait résister à ces secousses à condition de transformer ses grands projets en actes. Les études de faisabilité sont dans les tiroirs, les financements existent, mais nécessitent la création de montages financiers innovants et performants, et l’expertise étrangère disponible.
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