Dans son premier rapport sur le Liban depuis le début de la crise financière mondiale, la banque internationale d’investissement Barclays Capital évoque les principaux risques encourus par le Liban à court et moyen terme. L’échéance électorale constitue l’un des principaux risques à court terme, estime le rapport, car elle pourrait déboucher sur un apaisement de la situation politique, ou le contraire. L’autre risque découle de la crise mondiale. L’économie libanaise devrait être affectée par le ralentissement régional, à travers une baisse des transferts de la diaspora qui pèsera sur la consommation et l’investissement privé. La croissance des dépôts bancaires devrait, par ailleurs, baisser de 7-10 % en 2009. Le dernier risque réside dans la détérioration des finances publiques. La banque indique également que le projet de budget 2009 prévoit une hausse du déficit public de 12,3 % du PIB contre 10 % en 2008 et un excédent primaire nul contre 1,6 % du PIB l’an dernier.
La banque souligne toutefois la résilience de l’économie libanaise, dont la croissance (8 %) en 2008 a été la plus importante dans les marchés émergents après celle de la Chine (9 %) et du Pérou (8,9 %). Le rapport relève aussi la solidité du système bancaire, la baisse du ratio de la dette sur le PIB de 180 % en 2006 à 162 % en 2008, la réussite de la dernière opération de swap sur les eurobonds et la politique monétaire prudente menée par la Banque du Liban.
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