La progression continue de la demande en énergie et la hausse prévisible des cours des matières fossiles ont poussé les pays participant à l’Union pour la Méditerranée – processus de Barcelone (UPM) – à s’engager activement sur la voie des énergies renouvelables pour s’assurer une plus grande indépendance énergétique dans les années à venir. Dans ce contexte, le Plan solaire méditerranéen (PSM), un des projets d’intérêt régional défini par l’UPM, a pour principaux objectifs :
- La construction de capacités additionnelles de production d’électricité bas carbone, et notamment solaire, dans les pays du pourtour méditerranéen, d’une puissance totale de 20 gigawatts à l’horizon 2020.
- La consommation d’une partie de l’électricité produite par le marché local et l’exportation d’une partie de la production vers l’Union européenne, afin de garantir la rentabilité des projets.
- Le déploiement d’efforts significatifs pour maîtriser la demande d’énergie et augmenter l’efficacité énergétique et les économies d’énergie dans tous les pays de la région (20 % d’économies d’ici à 2020).
Le PSM comprend trois phases. La phase préparatoire a été marquée par la tenue d’une conférence le 22 novembre 2008 à Paris qui a permis de discuter les grandes lignes du plan et de présenter une liste de 120 projets pilotes dans le domaine des énergies renouvelables. Au cours de la seconde phase (2009-2010), quatre plans d’action immédiate ont été lancés lors de la conférence de Monaco tenue en mars dernier. Ces plans portent sur la production d’énergies renouvelables, le transport de l’électricité, l’efficacité énergétique et le transfert de technologies. Et c’est au cours de la troisième étape (2011-2020) que le déploiement de projets d’énergies renouvelables et d’efficacité énergétique sera effectivement mis en œuvre de façon à atteindre, à l’horizon 2020, une production de 20 gigawatts d’énergies renouvelables et à réaliser 20 % d’économies d’énergies.