Selon une étude de Standard & Poors, les transferts d’argent effectués par les expatriés du Moyen-Orient et d’Afrique vers leur pays d’origine vont régresser de 5 à 10 % au cours de l’année 2009. Les flux des transferts des ressortissants égyptiens, libanais, jordaniens, tunisiens et marocains travaillant en Europe et dans les pays du Golfe ont atteint 27 milliards de dollars en 2008, soit trois fois plus qu’en 2000. Pour 2009, l’agence prévoit une baisse de ces transferts du fait du ralentissement de la croissance en Europe et de la baisse des revenus des travailleurs étrangers dans la région du Golfe moins affectée que l’Europe. Près de 80 % des expatriés marocains et tunisiens travaillent dans l’Union européenne, notamment en France et en Espagne, alors que leurs homologues jordaniens, égyptiens et dans une moindre mesure, libanais, concentrent leurs activités lucratives dans les pays pétroliers.
De son côté, la Banque mondiale prévoit dans le meilleur cas une baisse des transferts des expatriés vers la région MENA de 1,4 % et de 5,2 % dans le pire des cas.
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