Le Liban produit quelque 8 500 tonnes de tabac par an, selon le président de l’Union libanaise du tabac, Hassan Fakih, dont 5 500 tonnes dans le Sud et 1 500 tonnes au Akkar et dans la Békaa. La totalité de la récolte est acquise par la Régie des tabacs selon des quotas attribués à l’avance et à des prix subventionnés, supérieurs aux cours internationaux, précise le président de l’Union des agriculteurs, Antoine Hoayeck, selon qui le mécanisme de subvention coûterait au Trésor 35 millions de dollars. La Régie utilise une partie des récoltes pour la production locale de tabac et de cigarettes (Cedars notamment) et elle revend le reste des récoltes aux sociétés étrangères opérant au Liban par adjudication publique à des prix largement inférieurs au prix d’achat.
En contrepartie, le taux d’imposition sur le paquet de cigarettes, l’un des plus faibles au monde, ne dépasse pas les 58 % et n’a pas été réévalué depuis neuf ans. Le Trésor a prélevé, à ce titre, 140 millions de dollars en 2007 et 164 millions en 2008.
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