Implanté depuis 1928 au Liban, le groupe Air Liquide remanie les prestations de sa filière santé VitalAire, spécialisée dans les appareillages médicaux et les soins liés aux insuffisances respiratoires. En 2008, l’activité VitalAire a représenté un chiffre d’affaires d’un million de dollars pour un résultat global d’Air Liquide Liban de 9,5 millions de dollars. Ce qui positionne la filiale libanaise à un rang médian, parmi les sept filiales du groupe au Moyen-Orient. La première étant l’Égypte (avec 200 employés et 45 millions de dollars de chiffre d’affaires) ; la dernière Oman (trois employés, trois millions de ventes) « VitalAire représente l’une des activités à plus forte croissance », fait valoir Cécile Perraud, directeur général d’Air Liquide Liban. En novembre dernier, Air Liquide a ouvert un centre d’accueil – une première au Moyen-Orient – à destination des malades souffrant de troubles respiratoires, telle l’apnée du sommeil. L’investissement a représenté quelque 60 000 dollars. « L’unité de “soins à domicile” existe depuis 2000 au Liban. Nous ouvrons ce centre pour nos patients et leurs familles. Ils peuvent y trouver des informations sur les produits et les appareillages, rencontrer les équipes et collecter des informations sur leur pathologie », explique Cécile Perraud. Un ancien bâtiment du site de Dékouané, siège de l’entreprise, a été réhabilité. En parallèle, le groupe Air Liquide Liban a signé un partenariat avec l’Hôtel-Dieu de France pour installer, au sein de cet hôpital, un Laboratoire du sommeil. Quelque 9 % de la population mondiale souffrent en effet de troubles du sommeil. « Nous souhaitions aider le corps médical à mieux identifier les pathologies associées. » Le premier patient a été accueilli en juin 2008. « Établir un diagnostique demande une nuit d’hospitalisation. Le patient y est appareillé afin que les médecins puissent suivre, ensuite, depuis des moniteurs, les rythmes de son sommeil. » Air Liquide a ainsi mis à la disposition des équipes médicales de l’Hôtel-Dieu l’équipement technique nécessaire au diagnostic ainsi qu’un technicien pour en surveiller la mise en place. « Depuis son ouverture, ce centre de dépistage a accueilli quelque 170 patients. » Si Air Liquide n’escompte pas de retour sur investissement direct de sa collaboration avec l’Hôtel-Dieu, les retombées indirectes sont cependant déjà au rendez-vous. « Le nombre des patients traités dans le cadre du programme VitalAire a augmenté de 15 à 20 % ces derniers mois. » Une bonne nouvelle, qui pousse Air Liquide à envisager de nouveaux partenariats avec des hôpitaux dans d’autres régions du Liban.