Occupant toujours la deuxième (ou troisième) place dans les revenus de l’État, le secteur des télécommunications reste l’un des plus dynamiques de l’économie syrienne.
Le nombre d’abonnés au réseau mobile a continué à fortement progresser, atteignant plus de sept millions d’utilisateurs en 2008, soit un taux de pénétration du GSM supérieur à 30 %. Syriatel et MTN Syria continuent de se partager le marché, avec une répartition respective de l’ordre de 55 et 45 %, en attendant l’arrivée du troisième opérateur qui ne sera sans doute opérationnel qu’à partir de 2010. Plusieurs opérateurs internationaux s’intéressent au marché, soit pour l’obtention de cette 3e licence GSM, soit pour le rachat de parts dans MTN ou Syriatel. La presse cite ainsi Zain, TurkCell et China Mobile. MTN opère sous forme d’un contrat BOT conclu avec l’Établissement syrien des télécommunications en 2002 et qui expire en 2017. La stratégie de l’opérateur consiste aujourd’hui à sous-traiter les activités qui ne sont pas son cœur de métier, à savoir en priorité la maintenance et la gestion des centres d’appel, et à accroître sa capacité et les offres aux clients.
Du côté de la téléphonie fixe, plus de 20 % des Syriens sont raccordés au réseau. Le nombre d’abonnés a ainsi augmenté de 200 000 personnes en 2008, nécessitant l’installation d’environ 300 000 lignes supplémentaires.
Quant au réseau Internet, il continue de souffrir d’infrastructures insuffisantes, d’un faible taux de pénétration et de la surveillance très stricte de la STE. Les lignes à haut débit (ADSL) sont encore peu répandues et accessibles à un nombre restreint d’utilisateurs, l’état actuel des infrastructures ne permettant pas un accroissement des capacités du réseau. L’amélioration et le développement du réseau et des infrastructures sont en cours et reposent notamment sur un appel d’offres de 40 millions de dollars lancé pour l’installation de fibres optiques.
Le chiffre d’affaires de l’Établissement syrien des télécommunications (STE) devrait augmenter de 14 % en 2009 de façon à atteindre 1,4 milliard de dollars, la téléphonie mobile représentant 51 %, la téléphonie fixe 45 % et l’Internet 1%.