Le secteur immobilier jordanien subit actuellement les répercussions indirectes de la crise financière internationale. Plusieurs projets totalisant près de trois milliards de dollars ont été reportés et dans certains cas annulés en raison de la baisse de la demande et du manque de liquidités.
De récentes études prévoient, pour 2009, une baisse des transactions immobilières de 36 % par rapport à 2008, alors qu’elles avaient enregistré une hausse de 8 % par rapport à 2007, se situant à 8,5 milliards de dollars. Les entrepreneurs et les promoteurs ont à faire face à une très forte concurrence ainsi qu’à une restriction des crédits bancaires.
Pour les deux premiers mois de l’année 2009, le montant des transactions immobilières a atteint 814 millions de dollars contre 1,24 milliard de dollars au cours de la même période de 2008, en baisse de 33,5 %. Les autres corps de métiers dépendant du secteur immobilier pâtissent également de cette situation de stagnation.
L’association des investisseurs dans le secteur du logement estime les besoins à 40 000 unités par an. Or, en 2008, 20 000 unités ont pu être construites, compte tenu de la hausse des prix des matériaux de construction. Il est prévu que seulement 18 000 unités soient réalisées en 2009 du fait des restrictions bancaires imposées au financement de nouveaux projets et de la hausse des taux d’intérêt.