La banque américaine JP Morgan souligne dans une étude citée par le bulletin de la Bank Audi que le système financier libanais devrait continuer à résister aux effets de la crise mondiale au cours des prochains mois. Elle prévoit une croissance du PIB réel du Liban de 3,5 % en 2009 contre 8 % en 2008, attribuant ce recul au ralentissement de l’activité économique dans l’ensemble des pays de la région. La banque précise que le pays devrait souffrir de plusieurs facteurs externes, notamment de la baisse des transferts des expatriés et des investissements directs étrangers, ainsi que du recul de ses exportations. L’étude a noté par ailleurs une baisse du taux de dollarisation, une tendance qui devrait se maintenir en 2010 et une progression des crédits bancaires en livres libanaises. En ce qui concerne les finances publiques, JP Morgan souligne que face à l’accentuation du déficit budgétaire au cours du premier trimestre 2009, le maintien d’un solde primaire positif a été le seul moyen de stabiliser le ratio dette publique/PIB, qui a reculé à 162 % en 2008.