L’Economist Intelligence Unit prévoit une stagnation, voire une baisse de la demande sur l’immobilier au Liban en raison du ralentissement économique régional et à la baisse des marchés immobiliers des pays du Conseil de coopération du Golfe. Selon un rapport de l’EIU cité par le bulletin de la Banque Byblos, les superficies bâties autorisées ont reculé de 19,2 % au cours des premiers mois de l’année en cours alors que la valeur globale des transactions immobilières et la valeur moyenne d’une transaction ont respectivement baissé de 6 et 12,4 %. L’EIU considère que les deux facteurs principaux à l’origine du ralentissement de la demande sur l’immobilier sont le déclin de l’appétit des investisseurs régionaux et la baisse de la demande d’une résidence secondaire de la part des touristes et des expatriés libanais du fait de la crise financière internationale. En fait, ces deux facteurs étaient les vecteurs essentiels du boom immobilier enregistré en 2008. L’EIU estime cependant que le secteur immobilier libanais est moins spéculatif que ceux des autres pays de la région et que les banques libanaises seront plus prudentes au niveau de l’octroi de prêt au secteur foncier et immobilier, mais toutefois plus généreuses que leurs homologues de la région.
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