En marge de la réunion des ministres arabes de l’Énergie au Caire, les ministres de l’Énergie libanais et égyptien ont signé un accord portant sur l’acheminement vers le Liban de 600 millions de m3 de gaz naturel par an. Cet accord s’inscrit dans le cadre du projet de réseau électrique reliant huit pays de la région, dont l’Égypte et le Liban. Il permettra dans un premier temps de faire fonctionner la moitié de la centrale électrique de Beddaoui au gaz naturel. Les quantités acheminées augmentant progressivement à partir d’octobre, toute la capacité électrique de la centrale sera produite à partir du gaz naturel, combustible moins polluant.
Selon le ministre de l’Énergie, Alain Tabourian, l’utilisation du gaz devrait générer des économies de l’ordre de 200 millions de dollars par an et réduire ainsi le déficit budgétaire alourdi par le transfert à l’EDL (plus de 1,5 milliard de dollars en 2008).
Par ailleurs, le Liban a été officiellement raccordé au système de liaison électrique qui relie huit pays arabes, grâce à l’édification de la station de Ksara, d’un réseau de transport de 400 kilovolts s’étendant de la frontière libano-syrienne à Ksara et de la liaison effectuée entre cette station et celle de Dimas en Syrie. « Ce raccordement permettra au Liban d’obtenir une quantité d’énergie supplémentaire d’environ 120 mégawatts en dehors des heures de forte consommation, a précisé le PDG de l’EDL, Kamal Hayeck, et d’acheter à l’avenir de l’énergie d’autres pays, notamment de la Turquie, de la Jordanie et la Libye. »
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