La Jordanie multiplie les projets pour asseoir son développement économique et faire face aux difficultés que lui impose l’absence de ressources naturelles, en particulier le manque d’eau.
Le projet mer Rouge-mer Morte comprend le transfert de l’eau de la mer Rouge à la mer Morte et les équipements nécessaires à la génération d’énergie et au dessalement. Le coût des études prévues pour durer 24 mois est de 15 millions de dollars financées par la France (5 millions), le Japon (2 millions), les Pays-Bas (1,5), les États-Unis (1,5), la Grèce (un million), la Suède (3 millions) et la Corée du Sud (un million).
Le projet DISI dans lequel le gouvernement investira 400 millions de dollars comprend le forage d’une quarantaine de puits le long de la frontière saoudienne, le pompage de 100 millions de mètres cubes d’eau par an et l’acheminement de cette eau vers Amman par une canalisation de 280 km. Ce projet en BOT, d’une durée de 25 ans, a été attribué, en 2007 à la société turque Gama.
Un appel d’offres a été lancé en février 2008 pour la construction en BOT d’une usine de dessalement sur la rive sud de la ville d’Aqaba. L’usine dont le coût de construction est estimé à 50 millions de dollars devrait être fonctionnelle en 2010 et fournirait 10 millions de mètres cubes d’eau par an à la ville de Aqaba.
Par ailleurs, les autorités jordaniennes souhaitent doubler les installations de l’importante unité de traitement des eaux usées mise en service au printemps 2008 par la société française Suez-Degrémont à Samra, dans la banlieue nord d’Amman.
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