Le Schéma d’aménagement du territoire libanais (SADTL), datant de 2004, préconise quelques solutions à l’horizon 2030 pour améliorer la situation des transports. Mais il n’a pas été adopté en Conseil des ministres et, comme ses prédécesseurs, il pourrait rester un vœu pieu…
Dans une première étape, selon le SDATL, il serait nécessaire d’accroître les capacités de transport sur l’axe nord, entre la Quarantaine et Dbayé. L’offre routière nouvelle doit offrir l’occasion d’une récupération intégrale de l’emprise de l’ancien chemin de fer pour y faire passer des transports collectifs dans un couloir réservé. Au niveau routier, il s’agira de réaliser une voie routière 2 x 2 voies longeant la côte entre la Quarantaine et Antélias. Au niveau des transports collectifs, il s’agira de mettre en service des bus de capacité supérieure à 50 passagers sur des itinéraires empruntant l’emprise du chemin de fer côtier aménagée en site propre. Ces bus partiraient des piémonts (axes d’Antélias, de Jal el-Dib, de Zalka, de Fanar...) où ils collecteraient leurs passagers ; ils rejoindraient ensuite la voie réservée sur la côte, où les arrêts seraient nettement moins nombreux (deux ou trois entre Dbayé et Beyrouth) ; ils pénétreraient ensuite dans Beyrouth, de préférence sur des couloirs réservés.
Dans une seconde étape, le doublement de la voie routière entre Nahr el-Kalb et Maameltein serait entrepris. Cette voie nouvelle ne devra communiquer avec la voie existante qu’à Dbayé d’une part et à Maameltein d’autre part (où les deux infrastructures se fonderaient) : la nouvelle route sera donc conçue comme une voie de transit uniquement. Parallèlement, le réseau principal de bus serait étendu, selon le même principe que lors de l’étape 1, aux itinéraires nord-est (Jeita, Chnaniir…) et aux banlieues est et sud (Hazmié, Aramoun, Damour…). Les couloirs de bus seraient en même temps développés dans la banlieue sud (Bourj el-Brajné/Ghobeyri/Beyrouth), la banlieue sud-est (Université/Hadath/Aïn el-Remmané/Beyrouth) et la banlieue est (Sin el-Fil, Dékwané…) et à l’intérieur de Beyrouth.
Dans une troisième étape, l’offre routière serait améliorée à nouveau par la réalisation de deux sections du périphérique A2 : d’une part, entre Nahr el-Mott et Nahr el-Kalb ; d’autre part, entre Hazmié et Khaldé. Avec la mise en service de ces sections routières, une restructuration de l’offre de transport collectif interviendrait avec, d’une part, le déplacement du couloir bus occupant l’emprise du chemin de fer vers un couloir prenant l’emprise de “l’ancienne route de Tripoli” au nord et de “l’ancienne route de Saïda” au Sud et, d’autre part, l’aménagement de la ligne de chemin de fer pour un service ferré interurbain, entre Tripoli et Beyrouth, et entre Zahrani et Beyrouth.