Le ministère des Transports a récemment avancé une nouvelle proposition, afin de mieux gérer le surnombre des « plaques rouges » dans les secteurs embouteillés. Leurs détenteurs devront s’identifier auprès de l’administration des Transports en plus de l’enregistrement au ministère de l’Intérieur. « Nous souhaitons ainsi établir une base de données, savoir qui travaille, où et à quels horaires, car nous connaissons la répartition de l’offre, mais pas de la demande. Ensuite, nous réorienterons ceux qui travaillent dans des secteurs embouteillés ailleurs », explique Abdel Hafez el-Kaissi, le directeur du ministère des Transports. « Celui qui viendra s’enregistrer auprès de nous recevra aussi une vignette, qui ne pourra plus être dupliquée comme les anciennes plaques. Le second objectif de ce projet de lois, qui pourrait entrer en vigueur dès le mois d’août, est de retirer petit à petit du marché toutes les fausses plaques », poursuit Abdel Hafez el-Kaissi. Le ministère entend surtout décentraliser les transports publics à l’échelle nationale : « Il existe beaucoup trop de transports collectifs dans le Grand Beyrouth, alors que de nombreuses zones du Liban ne sont pas du tout desservies. » Une étude réalisée par le groupe canadien IBI et la société libanaise Team International a été lancée en septembre 2007 pour diviser le Liban en zones, afin de connaître le volume de trafic dans les différentes régions du pays. L’étude, qui a également été étendue au transport de marchandises, a été financée par la Banque mondiale à hauteur de 850 000 dollars et ses résultats devraient être connus dans les semaines à venir. L’un de ses objectifs est de déterminer la localisation de futures gares de transports interurbains dans plusieurs régions du pays, sur le modèle de la Gare routière Charles Hélou. « Nous voulons à tout prix dissocier le transport à l’intérieur et à l’extérieur des villes. Si nous construisons plusieurs gares routières à Beyrouth et dans d’autres villes, les bus ou minibus circuleront d’une gare à une autre, sans pénétrer dans Beyrouth », explique Abdel Hafez el-Kaissi.