Avec une contribution de 8,7 % au produit intérieur brut égyptien en 2007-2008, le tourisme est également la première source de recettes en devises du pays (10,8 milliards de dollars en 2007-2008), loin devant les transferts des expatriés (8,4 milliards de dollars) ou les revenus du canal de Suez (5,2 milliards). Cette activité, qui emploie près de 1,5 million d’Égyptiens, constitue un secteur stratégique tant pour sa contribution à la croissance du pays que pour sa stabilité financière externe.
Si depuis 1985, le nombre de touristes a plus que sextuplé, passant de 1,5 million à 11,1 millions en 2007 (soit un taux de croissance annuel moyen de 9,2 %) alors que les recettes touristiques passaient de 215 millions à 9,5 milliards de dollars, la part de l’Égypte dans le tourisme mondial n’est que de 1 %. Les experts s’accordent pour constater que le potentiel touristique du pays est encore mal exploité.
Une étude publiée récemment par l’Institut d’études économiques égyptien identifie certaines faiblesses structurelles : la faible densité aéroportuaire, l’insécurité routière, l’accès difficile à la téléphonie mobile, les règles environnementales, l’obtention des visas… alors que les facteurs hôtels, prix du carburant, dépenses gouvernementales affectées au tourisme sont plus encourageants. L’étude souligne par ailleurs l’insuffisance de la prospection des pays de provenance des touristes et cite, à titre indicatif, qu’un investissement de 200 000 dollars, par exemple, dans le tourisme générerait des revenus de 400 000 dollars pour l’économie nationale.
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