L’établissement bancaire Crédit suisse prévoit une réduction du produit intérieur brut (PIB) réel émirati de 2,4 % en 2009. C’est la première fois depuis plus de vingt ans que l’économie émiratie enregistre une baisse de croissance. Par ailleurs, la banque prévoit dans son dernier rapport cité par la Banque Byblos une brusque diminution des revenus pétroliers des Émirats en raison de la réduction des quotas de production imposée par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole qui, combinée au ralentissement des activités des secteurs non pétroliers, détériorera les performances économiques des Émirats arabes unis. La reprise aura lieu en 2010 avec un taux de croissance du PIB réel de 2,9 % portée par l’amélioration du marché pétrolier et le renforcement de la demande externe, l’économie mondiale commençant à se remettre du choc de la crise financière.
L’ouverture économique des Émirats et leurs liens étroits avec les finances internationales et le commerce extérieur, qui ont été les facteurs de leur boom antérieur, les ont rendus vulnérables à la crise actuelle. À l’instar de l’immobilier, les autres secteurs économiques seront frappés par la récession mondiale. Par ailleurs, la faible demande des marchés touristiques-clés tels que l’Europe, se répercutera non seulement sur l’activité touristique mais également sur les secteurs des services.
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