« 2009 est une année d’optimisation des résultats pour la Banque Byblos à travers la rationalisation des opérations, l’augmentation de la productivité du personnel et du rendement par client, par agence, par produit et par métier », déclare Semaan Bassil, directeur général. « Le marché est de plus en plus compétitif, d’où une augmentation de nos coûts ; en parallèle, nos actionnaires sont de plus en plus exigeants ; ce qui nous incite à un souci du détail plus poussé qu’auparavant pour être plus performants », poursuit-il.
La banque, qui est déjà active dans dix pays à l’international, souhaite y renforcer sa présence, mais de manière sélective, car certains marchés ont été affectés par la crise. Elle s’implante de préférence dans les pays émergents, où la rentabilité est plus élevée. « Le renforcement à l’international vise à réduire la dépendance envers le marché libanais, où les marges sont très serrées », explique Bassil. Actuellement, 20 à 25 % des bénéfices de la banque proviennent de l’international. Ce chiffre n’était que de 5 % il y a six ans. « Notre objectif est d’amener ce pourcentage à 40 ou 45 % environ dans cinq ans », affirme-t-il. Dans ce cadre, il n’exclut pas une expansion en Afrique dès cette année, sachant que la banque est déjà implantée au Soudan.
Au Liban, la banque est leader sur le marché de détail et souhaite maintenir cette position. Avec ses 75 agences, elle est perçue comme « la banque des consommateurs et des PME », et veut renforcer cet avantage comparatif. « Il y a encore un potentiel de développement, notamment grâce au tourisme libanais et arabe qui draine les capitaux », explique Bassil.
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