2009 est une année d’expansion pour la Banque libano-française (BLF), malgré la conjoncture internationale défavorable. « Le développement du réseau international est une étape naturelle pour la BLF, explique Walid Raphaël*, directeur général adjoint. La banque se déploie en Syrie cette année : nous souhaitons ouvrir cinq agences d’ici à fin 2009, sous le nom de Bank al-Sharq SA. De plus, la banque a obtenu une licence à Abou Dhabi : elle y ouvrira en septembre un bureau qui couvrira le Golfe ; il aura pour objectifs de suivre la clientèle et de développer les relations avec les institutions financières et le gouvernement. » Par ailleurs, des études sont actuellement en cours sur une éventuelle expansion vers l’Afrique.
Au Liban, la BLF poursuit aussi son développement : quatre nouvelles agences seront ouvertes en 2009, portant à 40 leur nombre total. « La BLF a le plus petit réseau parmi les grandes banques, explique Raphaël. Nous devons encore l’étendre à beaucoup de régions intéressantes. »
Car si la BLF est surtout une banque corporate, elle souhaite développer son activité de banque de détail. Pour cela, elle élargit sa gamme de produits en développant notamment des produits de ressources à plus long terme, tels que des dépôts à deux et trois ans, pour répondre à la demande de ses clients. Elle encourage aussi ses clients à financer leurs fonds de roulement en livres libanaises plutôt qu’en dollars, afin de profiter de la croissance des dépôts en monnaie nationale.
Walid Raphaël souligne en outre les opportunités que la crise financière a créées : « Il existe maintenant des possibilités de syndication de financement avec les banques européennes pour les clients régionaux, car les capitaux sont plus durs à lever. Les grands acteurs régionaux, souvent libanais et syriens, reviennent vers les banques libanaises et syriennes pour se développer dans la région ; d’où l’apparition d’opportunités intéressantes. »

(*) Erratum : dans un précédent article du mois d’août 2009, intitulé “BLF Trade, un nouvel outil pour s’exporter”, Walid Raphaël était cité comme directeur adjoint au lieu de directeur général adjoint. Toutes nos excuses.