« La Banque BLC a connu une progression fulgurante en 2008 et 2009 », se félicite Maurice Sehnaoui, PDG de la banque depuis avril 2008. Une évolution due au fait que la banque n’avait pas de stratégie claire de développement au cours des cinq à six dernières années, affirme-t-il. Elle était en effet dans les mains de la Banque centrale qui l’a “nettoyée”, puis l’a revendue à un fonds qatari qui l’a lui-même cédée à la Fransabank en juillet 2007. « Lorsque le groupe Fransabank et moi-même l’avons récupérée, nous nous sommes contentés de fixer une stratégie et de l’appliquer. Et les objectifs ont été atteints et même un peu dépassés », explique Sehnaoui.
La Banque BLC est une banque de détail, dotée d’un réseau de 35 agences qui lui assurent un contact proche avec les particuliers. « Nous avons travaillé à l’élargissement de l’offre qui leur est destinée en renforçant le back-office : la banque a recruté près de 100 personnes au total cette année, réparties entre les agences et le back-office, sans pour autant augmenter le nombre d’agences. » La première priorité de la banque est donc de « renforcer les structures qui accompagnent le développement : informatique, organisation, back-office ».
D’ici à cinq ans, l’objectif de la banque est d’élargir le réseau ; des études vont bientôt être menées pour définir le nombre d’agences nécessaires pour couvrir le territoire, probablement 70, selon Sehnaoui.
Parallèlement, « des équipes ont été créées pour développer l’activité corporate, afin de toucher les 500 à 1 000 grandes entreprises du pays avec des produits sur mesure », explique le PDG.
La stratégie de la banque pour ces deux activités principales est d’obtenir des parts de marché ambitieuses sur des niches. Par exemple, cette année, sur plus de 8 200 voitures neuves achetées à crédit par particuliers à fin juin, plus de 1 000 ont été financées par la BLC, ce qui la place « probablement en position de leader », selon Sehnaoui.
La BLC n’est pas présente à l’international pour l’instant. Mais « nous avons la volonté d’y aller dans les trois à cinq prochaines années, affirme Maurice Sehnaoui. Les marchés intéressants sont ceux qui ne sont pas encore captifs des grandes banques, à savoir le Moyen-Orient, l’Afrique et l’Asie centrale. »
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