La Emirates Lebanon Bank (ELB) est née du rachat de la BNPI par la Bank of Sharjah, le 30 septembre 2008. Cette acquisition s’inscrit dans une logique de croissance externe de la Bank of Sharjah. Cette dernière a commencé son expansion par le Liban car, comme l’explique Varouj Nerguizian, président de la ELB, « le tiers de la clientèle de la banque est d’origine libanaise ; de plus, le Liban constitue une plate-forme idéale pour s’exporter ensuite à l’international, car le secteur bancaire libanais est géré par une Banque centrale compétente ; et enfin le pays fournit un vivier de cadres professionnels et trilingues pour le Golfe ».
« La première année étant une année de consolidation, la rentabilité sera affectée en 2009, mais la banque compte retrouver un niveau de retour sur fonds propres de 10 à 15 % d’ici à trois ans maximum », poursuit-il. Elle a aussi pour objectif d’entrer dans le groupe Alpha des banques, dont les dépôts sont supérieurs à deux millions de dollars, en 2012-2013.
« La Bank of Sharjah a une stratégie haut de gamme : plus chère que ses concurrentes, elle offre un service de qualité supérieure. Mais sa filiale libanaise se veut également compétitive en termes de prix, affirme Nerguizian. Nous voulons devenir une banque de référence, en temps de crise comme en temps d’abondance. C’est pourquoi, nous réfléchissons à ouvrir l’actionnariat aux clients intéressés afin de créer un lien organique avec eux. Si la demande est réelle, nous envisageons d’émettre des actions préférentielles égales à 10-20 % du capital total d’ici à la fin de l’année. »
La banque attend la fin de la crise pour reprendre son expansion à l’international. Elle projette cependant d’ouvrir en Syrie avant la fin 2010 et en Irak dans les deux à trois prochaines années.