Dans la poursuite du mouvement engagé depuis 2004 par le gouvernement égyptien, plusieurs réformes importantes devraient voir le jour d’ici à 2010.
Une nouvelle loi sur les impôts fonciers sera mise en application à partir du 1er janvier 2010. Elle s’appliquera à la fois aux particuliers et aux entreprises. Le gouvernement souhaite ainsi poursuivre la rénovation du système fiscal. Le niveau de la taxe n’est pas encore connu, mais pourrait correspondre à 10 % de la valeur locative du bien, évaluée à 7 % de sa valeur d’acquisition. Certains biens seront exemptés.
De nouvelles réformes sociales devraient également être engagées. Alors qu’à l’heure actuelle, il n’y a pas de salaire minimum légal en Égypte, des débats sont en cours menés par le Conseil national sur les salaires mis en place récemment, pour en fixer le montant. Un rapport des Nations unies estime toutefois en 2009 le salaire minimum dans le secteur public à 142 livres égyptiennes par mois, soit environ 26 dollars. D’un autre côté, les autorités se penchent depuis juin dernier sur le lancement d’un système électronique de distribution des retraites. Par ailleurs, l’Autorité égyptienne pour la supervision de l’assurance (EISA) est sur le point de lancer un fonds d’assurance pour le secteur privé ainsi qu’un fonds d’assurance-maladie.
La réforme du secteur bancaire se poursuit. Soucieuse de recapitaliser des banques peu solides, la Banque centrale a décidé de vendre tout ou partie de ses participations publiques (via une introduction en Bourse) dans plusieurs établissements d’ici à 2011 (United Bank, British Arab Commercial Bank, Arab African International Bank…). Parallèlement, l’Autorité pour le financement hypothécaire a annoncé un doublement en 2009 du montant des crédits hypothécaires, ainsi que la réduction du montant des frais d’enregistrement (plafonnés désormais à 357 dollars). Les crédits devraient atteindre 395 millions de dollars en 2009. Le gouvernement souhaite en effet encourager l’accès à la propriété et soutenir le secteur de l’immobilier.
Une nouvelle loi sur l’énergie est attendue pour favoriser le développement des projets dans le secteur privé, portant notamment sur la production et la distribution.
Déjà abonné ? Identifiez-vous
Les articles de notre site ne sont pas disponibles en navigation privée.
Pour lire cet article, veuillez ouvrir une fenêtre de navigation standard ou abonnez-vous à partir de 1 $.
Pour lire cet article, veuillez ouvrir une fenêtre de navigation standard ou abonnez-vous à partir de 1 $.


