Selon les chiffres du ministère jordanien des Finances, le déficit budgétaire sur les huit premiers mois de 2009 s’est élevé à 1,07 milliard de dollars contre 127 millions de dollars au cours de la même période de l’an dernier. Les prévisions officielles tablent sur un déficit de 1,55 milliard en 2009, soit 7 % du PIB. Cette même source attribue le creusement du déficit à la baisse des rentrées fiscales et de l’aide internationale ainsi qu’à l’augmentation des dépenses publiques. Pour combler ce déficit, la Jordanie devrait recevoir d’ici à fin 2009, 300 millions de dollars de la Banque mondiale sous forme d’un prêt à taux bonifié.
En ce qui concerne la dette publique jordanienne, elle a atteint, fin juillet 2009, 12,9 milliards de dollars (soit 56 % du PIB), en hausse de 7 % par rapport à fin 2008. Cette hausse résulte d’une augmentation de 12 % de la dette interne, qui a atteint 7,75 milliards de dollars, alors que la dette externe a enregistré une légère baisse de 0,6 % pour atteindre 5,15 milliards de dollars au cours de la même période.
Quant à la balance commerciale, son déficit a enregistré une amélioration de 40 % au premier semestre 2009, en rythme annuel, atteignant 1,2 milliard de dollars. Les importations jordaniennes ont en effet baissé de 22 % et les exportations de 0,4 % sur la période.
En ce qui concerne les transferts des expatriés, ils se sont élevés à 1,69 milliard de dollars au cours du premier semestre 2009, contre 1,75 milliard au cours du même semestre de l’an dernier, en baisse de 4,4 %. De leur côté, les revenus touristiques ont augmenté de 2,3 % au cours des sept premiers mois de l’année pour atteindre 2,17 milliards de dollars.
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