Le Nil en tant que voie de transport est très mal exploité. En effet, moins de 1 % du volume total des marchandises transportées en Égypte le sont par voie fluviale, c’est-à-dire le long du Nil, qui constitue pourtant une voie de communication historique et disponible. Le transport de passagers sur le Nil, hors tourisme et hors traversées courtes, est également marginal.
Au printemps dernier, les “water taxis” ont été relancés au Caire pour désengorger les voies sur berge totalement saturées, signal d’un changement qui reste jusqu’à présent symbolique. Bien que dotée de peu de moyens, la Rivers Transportation Authority (RTA), chargée du transport fluvial, pourrait être amenée à jouer un rôle important dans les prochaines années.
De son côté, le secteur privé se mobilise. Citadel Capital, une compagnie moyen-orientale de private equity, a investi 80 millions de dollars en 2008 dans l’étude et le développement de plates-formes logistiques fluviales. La National River Port Management Company, créée par Citadel, devrait être ainsi la première société privée à exploiter de telles plates-formes. La holding égyptienne Beltone Financial et EgyTrans (Egyptian Transport & Commercial Services Company) travaillent ensemble à un projet similaire.