Avec un PIB de 469 milliards de dollars en 2008, un chiffre qui a plus que doublé par rapport à 2003, l’Arabie saoudite se classe désormais au 23e rang des puissances économiques mondiales, à un niveau proche de celui de la Suisse. Grâce à son dynamisme démographique – en cinq ans, la population de l’Arabie saoudite a augmenté de 2,8 millions d’habitants – et à l’aisance financière procurée par l’envolée des cours du brut, les perspectives offertes par le marché saoudien ont progressé. Et grâce à la hausse de ses recettes budgétaires, le gouvernement saoudien a fortement accru ses dépenses sociales (santé, éducation), mais également celles destinées à développer les infrastructures fondamentales du pays. De plus, en cinq ans, l’Arabie est devenue un acteur au cœur de débats internationaux en matière économique et financière. Le royaume participe ainsi aux débats en cours au sein du G20, une enceinte dont l’importance s’est fortement accrue dans le contexte de crise financière.
Les exportations du royaume ont été multipliées par trois au cours de ces cinq dernières années, dépassant les 300 milliards de dollars en 2008. La diversification de l’économie saoudienne a progressé, les exportations non pétrolières représentant le même montant que les exportations pétrolières. L’excédent de la balance des paiements est passé de 11 % du PIB en 2003 à 29 % en 2008. Par ailleurs, grâce au niveau atteint par le prix du pétrole en 2008, l’excédent budgétaire a représenté 33 % du PIB. Le cumul de ces excédents a permis au royaume de ramener sa dette publique à 13 % du PIB.
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