La capacité de production électrique totale installée en Égypte a été estimée, en 2008, à 22 500 MW. Elle est produite à hauteur de 88 % par des centrales thermiques fonctionnant au gaz, les 12 % restants étant essentiellement assurés par des sources hydroélectriques. Le volet production doit faire face à une augmentation rapide de la consommation domestique. Le développement économique conjugué à la forte croissance démographique pèse fortement sur la consommation électrique qui a progressé de plus de 7 % en rythme annuel au cours des cinq dernières années. Pour faire face à cette augmentation, un important programme de construction de centrales thermiques conventionnelles a été lancé par le gouvernement qui prévoit d’accroître la puissance installée de 10 200 MW au cours de la période 2007-2012 (travaux en cours de réalisation) et de 11 000 MW au cours de la période 2012-2017.
Les autorités égyptiennes se sont, par ailleurs, engagées dans la voie de l’énergie renouvelable, notamment éolienne, avec un objectif ambitieux de 20 % d’énergie renouvelable d’ici à 2020. Le programme nucléaire civil égyptien est entré, quant à lui, dans une phase concrète de développement avec pour ambition de disposer d’un premier réacteur nucléaire de 1 200 MW à l’horizon 2020.
En ce qui concerne le réseau de transmission, il doit s’adapter à l’augmentation de la production. L’enjeu n’est pas tant d’améliorer le taux de connexion que de le moderniser et de relier les nouvelles sources de production. Une attention particulière est également portée à la lutte contre les pertes qui sont encore très significatives (13,7 % de pertes techniques et 16 % de factures non payées).
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