Pour ExxonMobil, le numéro un du secteur, le résultat net au troisième trimestre a chuté à 4,7 milliards de dollars. Plusieurs facteurs, dans le sillage de la récession mondiale, se conjuguent pour expliquer ce repli : la baisse de la production d'hydrocarbures, celle de la demande en produits pétroliers et celle du prix du baril. Finalement, toutes les compagnies sont touchées, même si, d'une région du monde à l'autre, elles peuvent être plus ou moins exposées.
Peter Voser, le directeur général de Shell, a noté « quelques signes d'amélioration de la demande en énergie et des prix, mais les perspectives restent très incertaines et nous n'attendons pas une reprise rapide ». Effectivement, selon les observatoires de référence du secteur (Organisation des pays exportateurs de pétrole, Agence internationale de l'énergie), la consommation mondiale de pétrole devrait baisser en 2009 pour la deuxième année d'affilée, une première depuis vingt-cinq ans.
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