Selon une étude récente, le flux de trafic à l’entrée nord de Beyrouth, au passage de Nahr el-Mott, est d’environ 250 000 voitures par jour. Pour alléger l’embouteillage quasi permanent en ce point de réseau routier, le Conseil du développement et de la reconstruction (CDR) supervise la construction d’un grand échangeur qui effectuera, d’un côté, la liaison entre l’autoroute du Metn qui part de Nahr el-Mott vers Baabdate, Atchané, Aïn Aalak, Bteghrine, Sannine et l’autoroute actuelle du Nord ; et, de l’autre côté, l’échange de trafic entre l’autoroute Dora-Antélias et le boulevard Sin el-Fil. Ce méga-échangeur comprend trois ponts en béton armé et plusieurs bretelles.
Concrètement, si en se dirigeant vers le nord du pays, du côté de Dora et de Sin-el-Fil, on pourra effectuer un demi-tour pour retourner vers Dora en empruntant un pont. Un peu plus au nord, l’ancien pont métallique a été remplacé par un pont en béton armé qui relie le nord à Jdeidé et Sin el-Fil. Parallèlement, en empruntant ce nouveau pont, on pourra effectuer un demi-tour pour aller vers Jal el-Dib.
Le projet, d’un coût de 21 millions de dollars, est cofinancé par un prêt bonifié du Fonds arabe de développement économique et social (FADES) et du Fonds koweïtien pour le développement économique arabe (KFAED). La première phase qui relie l’autoroute du Metn et l’autoroute actuelle du Nord a été achevée il y a près de trois ans. Quant à la seconde phase qui est en cours d’exécution, elle a débuté il y a moins d’un an et est censée s’achever dans 18 mois.
Les études ont été effectuées par le consultant Dar al-Handasah (Shair & Partners) qui s’occupe également de la surveillance des travaux, alors que leur exécution a été adjugée à l’entreprise Matta & Associés.
Des obstacles ont retardé le chantier, notamment la déviation des différents réseaux d’infrastructure. « Toutes les administrations concernées œuvrent dans la mesure du possible pour faciliter l’aménagement du trafic routier à ce point névralgique, soulignent les responsables du CDR, et causer le moins de tort aux citoyens, et ce malgré la pression occasionnée par le CityMall. » Quant à la route maritime, aménagée comme voie provisoire, elle pourrait perdurer puisque, selon l’adage, « il n’y a que le provisoire qui dure ».
Le projet Hikmé-Turk
À l’est de la capitale, un projet dont on parle depuis des années devrait bientôt voir le jour et désengorger un axe dont l’ouverture du centre commercial ABC a contribué à l’embouteillage régulier.
La voie rapide devrait relier l’école de La Sagesse à Achrafié à l’immeuble l’Électricité du Liban (EDL) à la rue du Fleuve. Il s’agit du projet intitulé Hikmé-Turk (Turk du nom d’un quartier proche de l’EDL). C’est la continuation de l’axe Hôpital Hôtel-Dieu-Sassine-Mar Mitr vers le boulevard de la Quarantaine et, plus précisément, le parachèvement du côté est de la pénétrante Sayyad-Furn el-Chebback-Achrafié. Le projet, dont le coût est estimé à 15 millions de dollars, est à l’étude, dans la phase de la préparation du cahier des charges et du dossier d’appel d’offres. Les études sont effectuées par le bureau GECOME (Antoine Salamé). Le financement est disponible à travers un prêt bonifié du Fonds arabe de développement économique et social (FADES) avec une période de grâce de dix ans après l’achèvement des travaux. La municipalité de Beyrouth est en train de transférer, selon les ingénieurs du CDR, les fonds nécessaires à la finalisation des expropriations, dont le montant est estimé à près de 12 millions de dollars.
Le projet comprend la construction de trois viaducs qui surmonteront le boulevard Charles Malek, la rue du Fleuve et le boulevard de la Quarantaine, et d’un passage souterrain, avec deux voies dans chaque direction. Globalement, ce sera une voie rapide de Hazmié à la Quarantaine avec des échanges de trafic au niveau du pont Adlié, de Sassine, de Hikmé et de l’autoroute du littoral au niveau de la salle d’exposition des voitures Audi.
Le lancement de l’appel d’offres est prévu pour l’été 2010 dans l’attente de l’approbation de la municipalité de Beyrouth et du FADES. La durée des travaux est estimée à 24 mois.
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