La valeur des transactions immobilières a atteint 4,4 milliards de dollars au cours des trois premiers trimestres 2009, en baisse de 38 % par rapport à la même période de l’an dernier. Les transactions effectuées par les non-Jordaniens ont atteint 261,5 millions de dollars, en hausse de 20 %. Les Irakiens arrivent en tête de liste avec des transactions totalisant 127 millions de dollars, suivis par les Américains (25 millions de dollars), les Saoudiens (22 millions de dollars) et les Koweïtiens (16,6 millions).
Selon les chiffres officiels publiés par le Lands and Survey Department, les recettes immobilières ont atteint durant cette période près de 270 millions de dollars, en baisse de 38 % en glissement annuel.
À l’instar de tous les secteurs, l’immobilier s’appuie sur les transferts d’argent des 600 000 expatriés jordaniens travaillant pour la plupart dans les pays du Golfe. Cet apport en devises représente entre 15 et 20 % du PIB selon les années. Suite à la crise financière, ces transferts ont baissé d’environ 6 % par rapport à 2008, un recul qui s’est répercuté négativement sur le secteur immobilier mettant fin aux espoirs des promoteurs et investisseurs du secteur.
Par ailleurs, pour encourager les acquisitions d’appartements, les unités n’excédant pas 150 m2 ont été exonérées il y a quelques années des taxes d’enregistrement. La surface exemptée est passée, par la suite en 2006, de 150 à 120 m2.