Un consortium sud-coréen a remporté en décembre dernier un contrat d’environ 40 milliards de dollars pour la construction de plusieurs réacteurs nucléaires destinés aux Émirats arabes unis. Ce consortium comprend les sociétés Korea Electric Power (KEPCO), Hyundai Engineering and Construction, Samsung C1T et Doosan Heavy Industries. Le groupe sud-coréen a décroché le contrat aux dépens d’un consortium français et d’un autre groupe de firmes des États-Unis et du Japon. Le consortium français, emmené par EDF et DF Suez, comprenait Areva et Total. Il était initialement donné favori avant de perdre du terrain face aux Coréens.
Les programmes nucléaires qui émergent au Moyen-Orient, notamment en Arabie saoudite et en Égypte, font craindre une course régionale aux armements. Les Émirats arabes unis se sont toutefois engagés à importer le combustible nécessaire aux réacteurs plutôt que de chercher à enrichir de l’uranium à cette fin. L’uranium très enrichi peut servir à la fabrication de bombes nucléaires.
Les travaux consacrés à une première centrale nucléaire devraient débuter en 2012.
Les Émirats arabes unis, troisième exportateur mondial de pétrole, misent sur l’énergie nucléaire pour faire face à une consommation d’électricité en croissance rapide. Ils entendent construire dans un premier temps trois ou quatre réacteurs pour répondre à une demande de 40 000 MW en 2020 contre 15 000 MW l’an dernier.