Le syndicat des industriels du papier présidé par Fadi Gemayel a publié un rapport énonçant les nombreux problèmes qui entravent la compétitivité du secteur et proposant des solutions. Créé en 1964, le syndicat regroupe les industries du papier et du carton, les industries de transformation (mouchoirs, serviettes en papier, cahiers scolaires, papiers pour bureau, photos et cigarettes, jeux de cartes, assiettes, boîtes et caisses en carton, autocollants…). Les entreprises du secteur emploient plus de 4 200 personnes, dont 25 % de diplômés universitaires.
Selon le rapport, le dumping et les produits de contrebande affectent l’activité de ces industriels.
D’importantes quantités de produits, fabriqués dans les pays arabes avoisinants, sont introduites au Liban, à travers les frontières terrestres. Ces produits sont, d’un côté, exemptés de taxes douanières comme le stipulent les accords en vigueur et ne sont soumis, de l’autre, qu’à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), appliquée sur base de prix inférieurs à ceux pratiqués au Liban : 600 dollars le prix de la tonne de carton par exemple qui, selon le syndicat, varie en réalité entre 960 et 1 100 dollars.
L’énergie représente près de 25 % du coût de production dans certains secteurs de l’industrie du papier. Par conséquent et compte tenu des tarifs de l’électricité appliqués au Liban (0,095 dollar/kW contre 0,039 dollars en Syrie), les produits fabriqués localement n’arrivent pas à concurrencer les produits étrangers.
Face à ces problèmes, le syndicat propose :
- De créer un fonds de soutien provisoire de 40 millions de dollars, financé par des aides extérieures qui serviraient à combler les différences de prix au niveau de l’énergie. Des conseils et des formations d’utilisation des énergies de substitution renouvelables seront par ailleurs assurés.
- D’appliquer des tarifs électriques préférentiels aux entreprises du secteur et de remettre en application la décision de réduire de moitié les prix des générateurs électriques.
- D’encourager les exportations en les exemptant, par exemple, à l’instar de ce qui se passe dans les pays avoisinants, de tout genre d’impôts et de taxes, y compris de l’impôt sur le revenu.
- D’œuvrer en vue de baisser les coûts d’importation des matières premières et les coûts de transport (privilégiant le transport maritime, par exemple).
- D’exonérer les cahiers scolaires de la TVA comme cela se pratique au niveau des livres scolaires.
- D’exempter les bonus des charges de la CNSS.
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