Dans son récent rapport sur les prévisions des performances du secteur bancaire libanais, Moody’s Investor Service note que le redressement graduel de la situation économique régionale serait le principal moteur de l’amélioration des indicateurs de l’activité bancaire en 2010, avec la reprise du processus du développement des banques libanaises à l’étranger. Avant la crise internationale, les grandes banques libanaises avaient en effet entamé un plan d’expansion féroce à travers de nouvelles acquisitions et implantations étrangères du fait des perspectives de croissance limitées sur leur marché local.
Selon Moody’s, la résilience du secteur bancaire libanais face à la crise et l’importance des flux de capitaux vers le pays ont permis aux banques d’enregistrer une importante croissance de leurs dépôts, dépassant les 20 % ainsi que de leurs bénéfices grâce notamment au grand nombre d’expatriés libanais dans les pays avoisinants. La force des banques libanaises réside également dans le fait qu’elles ne sont pas impliquées dans les marchés de crédit internationaux. Elles restent cependant confrontées à d’importants défis, à savoir un environnement fragile se matérialisant par un haut niveau de risques bancaires et l’étroite dépendance entre les finances publiques et le secteur bancaire.