Les disparues :
Pontiac, la marque américaine centenaire, a fait les frais de la politique de restructuration de GM, qui a annoncé mi-2009 qu’elle s’en débarrasserait d’ici à fin 2010.
Saturn, créée en 1985 en tant que filiale de GM pour contrer le succès grandissant des voitures japonaises aux États-Unis, devrait définitivement fermer d’ici à octobre 2010. La production a été arrêtée en octobre 2009 et une grande partie des actifs de Saturn ont été transférés à Motors Liquidation Company, la société créée pour liquider les actifs jugés non rentables de GM.

Les ballottées :
Saab devait être reprise par le constructeur ultraélitiste suédois Koenigsegg ; en novembre dernier, celui-ci s’est désisté et GM a annoncé sa liquidation. Mais début 2010, un accord a été conclu avec le constructeur néerlandais Spyker, maintenant propriétaire de la marque.
Opel/Vauxhall, que GM avait décidé de vendre à l’équipementier russe Magna en septembre 2009, est restée dans le giron du groupe lorsque le conseil d’administration a jugé en novembre 2009 que la marque lui était stratégique. En mars 2010, GM a annoncé qu’il investirait 1,9 million d’euros (2,6 millions de dollars) dans la restructuration d’Opel. Mais des rumeurs persistantes font état de la volonté de GM de s’en débarrasser.
Suzuki la japonaise est restée japonaise, mais le groupe Audi-Volkswagen a racheté 19,9 % de ses actions en février 2010, pour 2,5 milliards de dollars. En échange, Suzuki a investi la moitié du capital reçu dans des actions Volkswagen.
La suédoise Volvo, vient d’être vendue au chinois Geely, pour 1,8 milliard de dollars. L’accord devrait être effectif dès le deuxième trimestre 2010.
L’européen PSA était en négociation depuis fin 2009 pour racheter 30 à 50 % du capital du constructeur automobile japonais Mitsubishi Motors. Mais le 3 mars, les deux groupes ont fait savoir qu’ils renonçaient à toute alliance capitalistique pour le moment ; sans pour autant remettre en cause leur coopération industrielle.
Hummer, la marque emblématique de 4x4 de l’armée américaine, a en théorie mis la clé sous la porte le 25 février dernier, après une vingtaine d’années d’existence. Hummer, qui appartient à General Motors depuis 1992, faisait l’objet de négociations depuis la mi-2009 entre le constructeur américain et la compagnie chinoise Sichuan Tengzhong Heavy Industrial Machines. Les négociations ont échoué en raison du rejet du gouvernement chinois, dans un contexte de relations tendues entre les deux pays. Mais des rumeurs font état de deux repreneurs potentiels et GM a décidé de se donner jusqu’au 1er mai 2010 pour décider du sort de la marque.