L’agence de notation financière Moody’s a relevé le 13 avril la notation des obligations libanaises de B2 à B1. Cette décision fait suite à celle de décembre 2009 de revoir la perspective du risque souverain du pays passée de “stable” à “positive” du fait notamment du renforcement de la résilience du secteur bancaire, principal créditeur du gouvernement, face à la crise internationale. L’agence justifie également cette amélioration par la confiance dans le système financier libanais soutenue par l’important matelas de réserves en devises étrangères de la Banque centrale et par la capacité de cette dernière à réguler efficacement les banques nationales.
L’agence a également relevé de B2 à B1 la notation du plafond des dépôts bancaires en devises, alors que la notation du plafond des dépôts en monnaie locale est maintenue à Ba1.
Moody’s rappelle toutefois que le Liban souffre d’une importante dette publique, estimée à 50 milliards de dollars, de la lenteur dans la mise en place des réformes économiques ainsi que d’un climat politique qui reste “tendu”, sans compter la menace persistante d’une guerre avec Israël.