Pas d’appel d’offres possible sans budget. C’est l’équation posée au ministère de l’Énergie et des Ressources hydrauliques pour tenter de trouver une solution au problème du rationnement électrique qui se profile pour l’été (voir Le Commerce du Levant de mars 2010). La possibilité de louer des barges dotées de générateurs a été évoquée. « Nous avons reçu des offres spontanées de la part de sociétés turques notamment, mais pour lancer un appel d’offres et mettre plusieurs sociétés en compétition, il faut un feu vert », explique Raymond Ghajar, conseiller du ministre. L’offre turque porterait sur une barge de 110 MW disponible en juillet et une autre de 170 MW pour novembre. Le coût reviendrait à 12 cents le kWh si elles sont louées pour cinq ans. Si le prix est acceptable, la quantité est dérisoire par rapport au déficit prévu entre l’offre et la demande qui se chiffre en centaines de mégawatts. D’autres pistes ont été envisagées, comme l’achat d’électricité à la Turquie, qui transiterait par la Syrie ; mais le réseau syrien ne semble pas en mesure de supporter cette charge additionnelle, dit Ghajar. Troisième option, louer des dizaines ou des centaines de petits générateurs de 1-1,5 MW chacun. Mais le coût serait exorbitant : jusqu’à 30 cents par kWh.
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