Le groupe hollandais Philips a ouvert en janvier 2010 un bureau régional au Liban, un marché peu touché par la crise en 2008 et 2009 qu’il juge particulièrement porteur. Présent depuis 50 ans dans le pays, Philips y disposait d’une équipe de quatre personnes qui « assuraient le suivi de l’activité des agents distributeurs », selon Louis Hakim, président de Philips Moyen-Orient. Elle est désormais portée à 25 employés pour couvrir trois autres pays du Levant, à savoir la Jordanie, la Syrie et l’Irak.
Les trois principales activités de Philips sont les soins médicaux (scanners, rayons X…), l’éclairage (lampes, éclairages professionnels pour les aéroports et les hôpitaux…) et les produits de grande consommation (machines à raser). Chacune représente un tiers du chiffre d’affaires de Philips dans les pays du Levant. Cependant, si « dans le secteur de l’éclairage, Philips est leader mondial, ce n’est pas le cas au Liban et dans les pays du Levant, et nous aspirons à le devenir. Pour les produits de soins médicaux et les produits de grande consommation, nous sommes dans les trois premiers ». Selon Hakim, « le Levant représente aujourd’hui 10 % du chiffre d’affaires de Philips dans la région du Levant. Le but est de porter cette part à 15 % dans cinq ans grâce à ce nouveau bureau ». Des partenariats vont être développés avec les autorités publiques pour notamment apporter des solutions d’éclairage des routes économisant de l’énergie. Pour Louis Hakim « les contours de ces partenariats sont encore en cours de négociations ». Le bureau de Beyrouth comportera également une école de formation à l’utilisation des équipements de santé destinée aux médecins.
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