Les importants excédents des balances courantes des pays membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG) vont leur permettre de consolider leurs réserves en devises, de réduire leur endettement, de financer des changements structurels et d’investir dans des projets sociaux et économiques, estime Merrill Lynch dans un rapport coté par le bulletin de la Banque Byblos. Ces pays ont épargné 80 % des revenus de la manne pétrolière (soit le triple des montants épargnés lors des précédents booms pétroliers). Les dépenses budgétaires sont censées financer des mégaprojets d’investissements évalués à environ 1 500 milliards de dollars. Selon Merrill Lynch, la croissance dans ces pays dépend de moins en moins du secteur pétrolier. La contribution du secteur non pétrolier à la croissance du PIB a considérablement augmenté, passant de 49 % en 2003 à 85 % en 2006. Et il semble que cette tendance va aller en s’accentuant, compte tenu des mesures de libéralisation adoptées par les gouvernements, des privatisations ainsi que des réformes fiscales qui vont encourager les investissements et améliorer l’environnement des affaires. Évolution des indicateurs
économiques dans
les pays du CCG (%)
2007 2008 2009
Croissance
du PIB 5,5 5,9 5,4
Taux d’inflation 6,3 8,2 6,1
Balance courante
en % du PIB 26,4 18,3 15,0
Source : Merrill Lynch.
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