Le Liban est devenu le deuxième pays arabe, après l’Égypte, à disposer d’un point d’échange Internet (Internet Exchange Point – IXP), une infrastructure physique située dans les locaux de Berytech qui permet aux fournisseurs d’accès locaux d’échanger du trafic entre leurs réseaux, sans coût supplémentaire et sans avoir besoin de transiter par l’étranger. Concrètement, lorsqu’un internaute libanais voulait se connecter sur un site hébergé sur un serveur local, les données étaient transférées vers un réseau américain ou européen, à travers les lignes internationales très coûteuses, avant de revenir au Liban. Aujourd’hui, le trafic peut être directement redirigé vers le point d’échange de Beyrouth (Beirut IX). Les équipements ont été offerts par le géant mondial Cisco, dans le cadre du partenariat pour le Liban, une initiative lancée au lendemain de la guerre de juillet par cinq compagnies américaines. Cisco refuse de préciser la valeur de ce don. Pour le consommateur, l’avantage immédiat de ce système est d’accéder beaucoup plus rapidement aux sites libanais. Pour le fournisseur d’accès, cela se concrétise par une baisse des coûts et une optimisation des lignes internationales. Beirut IX permet « de bénéficier d’une large bande passante locale et bon marché, d’économiser les coûts d’utilisation des bandes passantes internationales et d’offrir une infrastructure aux applications locales », a résumé le président de l’Association de l’informatique professionnel (Professional Computer Association – PCA), Gabriel Deek, lors du lancement officiel. Pour le moment, les fournisseurs reliés sans fil à ce point d’échange sont Cyberia, IDM, Moscanet/Wise, New-Com Sodetel et Terranet, ainsi que Solidere BBN. Mais d’autres acteurs sont appelés à se joindre au projet comme les universités, les hôpitaux, les banques, les fournisseurs de contenu ou les médias.