S’expatrier dans les pays du Golfe est toujours aussi tendance en 2008 pour les Libanais à la recherche d’un emploi. C’est ce qui ressort de la huitième édition de Forward 2008 qui s’est tenue du 17 au 20 avril au centre d’exposition BIEL à Beyrouth. Ce salon de l’emploi et de l’orientation a accueilli sur 7 000 m2 plus de 140 entreprises et universités, don’t 30 % sont régionales et internationales. « Dubaï est la destination phare des employés en quête d’expérience. Ceux cherchant à s’enrichir partent plutôt travailler au Qatar, au Koweït ou en Arabie saoudite », note Tania Eid, directrice générale du bureau de recrutement Careers, coorganisateur de l’événement. Malgré la cherté de la vie, caractéristique de ces pays, les salaires valent le coût de l’expatriation. En début de carrière, ils varient du simple au triple. Un ingénieur fraîchement diplômé gagne 1 000 dollars au Liban, alors qu’il touche de 2 000 à 3 000 dollars au Qatar. Quant aux postes à expérience, leurs rémunérations sont multipliées par deux. Le salaire d’un financier atteint les 15 000 dollars dans le Golfe. Il gagnerait moitié moins au Liban. Tant dans les sociétés régionales qu’internationales, les Libanais sont prisés. Mieux formés et trilingues, ils sont convoités. « Ce sont de bons communicants, qui savent vendre un produit », dit Tania Eid. Sur le plan local comme régional, les secteurs qui embauchent sont les mêmes que ces dernières années. Sur le marché libanais, les métiers du tertiaire et de la technologie sont des valeurs sûres. Dans la région, le boom des centres commerciaux a provoqué un besoin permanent de force de vente dans la distribution et le “retail”.