Particulièrement sensible à la conjoncture politique, le tourisme continue de subir les effets de la crise. La performance du secteur en 2007 est en effet inférieure à celle de 2006, une année pourtant marquée par la guerre estivale avec Israël qui a duré 33 jours. Au total, 1 017 072 touristes (hors Syriens, Palestiniens et Libanais) ont été enregistrés en 2007, soit 4,3 % de moins qu’en 2006. Par rapport au pic atteint en 2004, la baisse est de 20,5 %, le nombre de touristes accueillis l’année dernière étant retombé à son niveau de 2003.
En fait le deuxième semestre a été relativement meilleur que le premier, qui avait enregistré une chute de 34 % du tourisme en rythme annuel. Le succès relatif des fêtes de fin d’année (+42 % de touristes en décembre) a permis de compenser ce très mauvais départ.
Sur l’ensemble de l’année, la baisse de la fréquentation des sites touristiques est flagrante : -36 % par exemple à Baalbeck ou encore -52 % au Musée national. Une exception toutefois à cette règle, la Grotte de Jeita a accueilli 5 % de visiteurs de plus en 2007. Outre les efforts de rénovation pour attirer de nouveaux clients, cette augmentation de la fréquentation est la conséquence de la guerre avec Israël durant l’été 2006. Le conflit avait alors freiné les touristes en pleine saison (juillet et août). Seulement 156 431 visiteurs ont ainsi été accueillis durant l’été 2006, contre 164 294 en 2007. Mais on reste encore loin d’un niveau normal. Par comparaison, en 2004, le site a accueilli 362 000 personnes.
Une baisse de la fréquentation qui se constate également dans les hôtels et les appartements meublés. D’après une étude de la Bank Audi des statistiques du ministère du Tourisme, le taux d’occupation des hôtels et des appartements meublés est respectivement de 23 et 29,7 %, contre 22,54 et 32,05 % en 2006. Selon le ministère, 441 306 clients ont passé un total de 984 433 nuitées dans le secteur hôtelier (meublés compris) en 2007 contre 1 150 343 l’année précédente dans lequel ils ont dépensé 59,1 millions de dollars, soit 14,4 % de moins qu’en 2006 (69 millions de dollars). La durée moyenne de séjour est de 2,23 nuitées, contre 2,46 en 2006.
Les ressortissants des pays arabes, Jordaniens en tête, restent le principal moteur de ce secteur. Ils ont représenté 39 % des touristes en 2007, soit trois points de moins que l’année précédente. Mais les interdictions de voyage adressées à leurs ressortissants par plusieurs États du Golfe (l’Arabie saoudite, le Koweït et le Bahreïn) sont de mauvais augure pour 2008. Ces trois pays représentent une manne financière importante pour le pays : plus de 30 % des dépenses des touristes au Liban en 2007, selon Global Refund. D’après la société chargée de restituer la TVA, les achats détaxés des touristes ont augmenté de 17 % par rapport à 2006.
Depuis le début de l’année 2008, quelque 115 400 touristes sont venus au Liban, soit une hausse de 15 % par rapport à la fin février 2007. Par comparaison avec la même période de l’année 2006, la baisse est en revanche de 26,3 %. Le rapport annuel sur le Liban de World Travel & Tourism Council estime que la croissance du secteur en 2008 sera de 0,4 %, ce qui est bien inférieur au reste de la région, avec 5,2 %.
Selon le ministère du Tourisme, le secteur ne représente plus que 8,63 % du PIB en 2007 contre 20 % en 1975. Taux d’occupation moyen
des lits d’hôtels
Catégorie 2007 2006
5* 25,4 % 34,8 %
4* (A-B) 24,7 % 28,3 %
3* (A-B) 19 % 20 %
2 * (A-B) 24,2 % 15,8 %. Taux d’occupation des hôtels
au Moyen-Orient
Villes Occupation Rentabilité Var. de la
(%) par chambre rent. (%)
Dubaï –
Appartements 89 188 6,3
Dubaï 88 227 19,6
Dubaï – Plage 87 326 16,6
Dubaï – Ville 87 204 13,4
Abou Dhabi 84 209 42,2
Caire – Ville 77 82 12
Hurghada 76 36 30,7
Le Caire 76 77 14,9
Charm el-Cheikh 74 36 32,6
Ryad 73 109 23,9
Al-Aïn 72 98 58,8
Manama 72 133 24,9
Doha 72 182 - 20,6
Djeddah 71 89 24, 5
La Médine 63 104 -1,4
Koweït 59 319 153,7
Le Mecque 55 187 3,9
Amman 54 64 -27,8
Beyrouth 35 49 -43,8.
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