Des investissements insuffisants
Au total, depuis la fin de la guerre, quelque 750 millions de dollars seulement ont été dépensés dans la production d’électricité, selon EDL, et environ 650 millions de dollars dans les réseaux de distribution et de transport. Ces chiffres sont ridicules par rapport aux milliards de dollars qui ont été alloués au secteur. Si une partie de ces sommes, qui ont surtout servi à subventionner le coût du combustible, avaient été allouées à mettre le réseau à niveau, les Libanais ne souffriraient pas tant du rationnement aujourd’hui.
Le Conseil du développement et de la reconstruction (CDR) a été le maître d’œuvre des chantiers réalisés. Il faut distinguer la phase de la reconstruction dans l’immédiat après-guerre de la phase plus récente, avec notamment l’adoption du plan soumis par le gouvernement en janvier 2007 aux bailleurs de fonds réunis à la conférence de Paris III.
Réhabilitation des infrastructures
Réalisé
L’objectif défini en 1992, au lendemain de la guerre, était de rétablir une capacité de production de 1 250 mégawatts en réhabilitant les centrales endommagées et le réseau de distribution. Il a été atteint fin 1996 pour un coût total de 376 millions de dollars. Deux unités de la centrale hydroélectrique de Markaba d’une capacité de 17 MW ont aussi été réhabilitées pour 5,3 millions de dollars. En avril 1996 et juin 1999, le CDR a aussi dû réhabiliter les sous-stations de Bsalim et de Jamhour bombardées par l’aviation israélienne.
En cours
Le CDR vient par ailleurs de lancer les études pour la réhabilitation des centrales de Zouk et de Jiyé qui sera financée par le Fonds arabe pour le développement économique et social à hauteur de 150 millions de dollars.
Augmentation de la capacité de production
Réalisé
Deux unités au gaz de 70 MW chacune ont été mises en service fin 1996 à Tyr et Baalbeck pour un coût total de 61 millions de dollars. Et deux centrales à cycle combiné de 435 MW chacune ont été construites entre 1998 et 2000, à Deir Amar et Zahrani pour 600 millions de dollars.
En préparation
Tout récemment, la Société financière internationale (bras privé de la Banque mondiale) a été mandatée pour assister le Haut Conseil de la privatisation en vue de la construction par le secteur privé d’une deuxième centrale à Deir Amar.
Expansion du réseau de transport et de distribution
Réalisé
Un nouveau réseau de 220 kV a été construit pour desservir toutes les régions du pays. Son coût : 359 millions de dollars. L’investissement porte sur 339 kilomètres de câbles aériens, 61 km de câbles souterrains et l’installation de 12 sous-stations. Le chantier est quasiment achevé à l’exception de la ligne Halate-Bsalim qui doit l’être d’ici à la fin de l’année.
En cours
Les préparatifs sont en cours actuellement pour allouer un contrat de réhabilitation et d’expansion du réseau de transport haute tension et du réseau de distribution moyenne tension dans l’ancienne zone occupée dans le sud du Liban.
Le projet de 30 millions de dollars sera financé par l’Iran.
Un contrat de sept millions de dollars a aussi été signé en octobre 2008 avec Électricité de France pour préparer une étude détaillée en vue de la réhabilitation et de l’expansion du réseau de transport et de distribution entre Ayoun et Fneidek dans le Akkar. L’objectif est de porter la capacité de courant de ce réseau régional de 10 à 40 MW d’ici à deux ans.
En préparation
Plusieurs projets d’amélioration du réseau de transport sont à l’étude pour un montant total de 166 millions de dollars.
Centre national de contrôle
En cours
Entamé en mai 2006, le projet de création d’un centre national de contrôle devrait se terminer en 2009. Cet investissement de 25 millions de dollars, financé par le Fonds arabe pour le développement économique et social, devrait optimiser le transport de l’électricité pour centraliser la décision d’allocation du courant à une partie ou l’autre du réseau, en fonction des besoins et de l’offre.
Interconnexion régionale
Réalisé
Pour relier le Liban au réseau électrique régional (Égypte, Irak, Jordanie, Syrie, Turquie, Libye), le CDR a lancé deux projets en 2002, tous deux financés par le Fonds arabe pour le développement économique et social. Le premier consistait à étendre le réseau de 400 kV entre Ksara et la frontière syrienne, pour un coût de 5,9 millions de dollars. Le second, qui doit se terminer cette année, porte sur la construction d’une sous-station à Ksara, pour assurer l’interconnexion entre les réseaux de 400 et de 220 kV.
Assistance technique
Réalisé
Plusieurs contrats d’assistance technique ont été mis en œuvre, notamment pour l’introduction d’un nouveau système de gestion des clients des lignes moyenne tension (1 100 connexions) et l’amélioration de la collecte des factures.
En cours
Dans le cadre du programme de réformes présenté à Paris III, trois contrats sont en cours. Le premier consiste à aider le ministère de l’Énergie à mettre en place une stratégie nationale.
Le second concerne Électricité du Liban, dont les procédures doivent être améliorées et les documents financiers audités.
Le troisième apporte une aide au Haut Conseil de la privatisation pour la corporatisation d’EDL. Entamés en 2007, ces trois contrats devraient se terminer entre avril et septembre 2009. D’un coût total de 6,5 millions de dollars, ils sont financés par la Banque mondiale (cinq millions de dollars), l’Agence française pour le développement (un million de dollars) et par le Trésor libanais (500 000 dollars). Projets d’amélioration du réseau de transport
Installation de deux sous-stations de 220 kV à Baalbeck et Saïda 23 millions de dollars
Installation de deux sous-stations de 220 kV à Tripoli 15 millions de dollars
Installation d’une sous-station de 220 kV à la marina de Dbayé 33 millions de dollars
Installation d’une sous-station de 220 kV dans la banlieue sud de Beyrouth
avec une connexion au réseau haute tension 35 millions de dollars
Renforcement des câbles de 220 kV entre Aramoun et Horch Beyrouth 25 millions de dollars
Renforcement du réseau haute tension entre Deir Nbouh et Marjeyoun 23 millions de dollars
Exécution de la seconde phase de l’interconnexion avec le réseau
de 400 kV entre Ksara et la Syrie 12 millions de dollars
Source : CDR.
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