Situé depuis 2004 à Jal el-Dib, Ichiban devrait ouvrir ses portes à Borj el-Ghazal début juin. Le succès de ce restaurant japonais, qui attire plus de 2 000 clients par mois, a poussé Fadi el-Khoury, le propriétaire, à dépenser près de 400 000 dollars pour doubler sa capacité (désormais 70 places) en acquérant le magasin voisin. Mais, surtout, Ichiban s’attaque à un nouveau défi : conquérir Beyrouth ! Fadi el-Khoury, seul actionnaire de la société Ichiban Group, cible aujourd’hui une nouvelle niche. « L’implantation à Beyrouth s’inscrit dans une logique d’expansion de la marque », affirme l’ancien trader. Deux années de recherches ont été nécessaires pour trouver cet espace de 500 mètres carrés à Borj el-Ghazal, au cœur de la capitale, dont le loyer atteint 200 000 dollars par an charges comprises. « Cet espace est stratégique. Il attire une clientèle d’affaires en raison des trois ambassades et des bureaux situés dans la tour », poursuit Khoury. Malgré le coût de l’investissement qui s’élève à 800 000 dollars, il prévoit un amortissement en deux ans et demi. Certes une quinzaine de restaurants japonais sont déjà présents à Beyrouth, mais Ichiban offre un menu « fusion », explique Khoury, qui compte aussi sur le décor confié à Georges Chidiac, déjà auteur du Casper & Gambini’s. Ichiban Borj el-Ghazal proposera aussi un sake bar, un teppanyaki bar et une salle privée d’une dizaine de places assises. Le ticket moyen sera de 50 dollars.