Alors que le marché n’a jamais dépassé 120 millions de dollars ces 15 dernières années, les dépenses publicitaires réelles se sont élevées à 131 millions de dollars en 2008, selon une estimation fournie par Ipsos Stat. Cela représente une croissance de 21,9 % par rapport à 2007 et de 58,7 % par rapport à 2006.
« 2008 a été la meilleure année depuis bien longtemps », confirme l’ancien président de l’International Advertising Association Liban, Dani Richa. Selon lui, cette performance s’explique par la croissance des différents secteurs de l’économie locale, notamment l’automobile, la vente de détail et le secteur bancaire.
« Mais le marché publicitaire local revient de très loin, ajoute-t-il. Dans le Golfe, par exemple, la taille du marché a quadruplé en dix ans, à près de trois milliards de dollars. Pour le Liban, le chemin reste encore long. »
Le secteur semble toutefois sur la bonne voie, puisque Dany Richa prévoit une nouvelle hausse des dépenses publicitaires cette année, à près de 140 millions de dollars. À elles seules, les élections législatives devraient générer près de 20 millions de dollars, selon lui. « Ce montant aurait pu être plus important, mais la nouvelle loi a plafonné les dépenses électorales à environ 150 000 dollars durant la campagne, indique-t-il. Cependant, les partis politiques investiront aussi avant le lancement officiel de la campagne et sans doute après les élections. »
Quant à la crise économique mondiale, elle ne devrait pas affecter le secteur publicitaire tant que les annonceurs locaux ne sont pas touchés. Les groupes multinationaux n’envisagent pas non plus de coupes publicitaires, « car leurs dépenses au Liban sont tellement minimes par rapport à d’autres pays qu’ils ne prendront pas le risque de perdre des parts de marché », affirme Dani Richa.