Le projet de budget 2009, qui n’a toujours pas été approuvé en Conseil des ministres faute d’accord politique, prévoit une détérioration des finances publiques.
La baisse des prix du pétrole devrait toutefois permettre à l’État d’économiser l’équivalent de 2,7 % du PIB, à travers la réinstauration des taxes sur l’essence et la baisse des transferts à l’EDL, souligne le FMI. Le texte prévoit également une série de mesures au niveau des recettes, comme la collecte de loyers sur les propriétés maritimes, ou l’abolition du remboursement de la TVA pour les activités exemptées, qui permettrait de générer des revenus supplémentaires de l’ordre de 0,5 % du PIB.
Mais les dépenses aussi devraient augmenter de plus de 35 % par rapport à 2008. À elles seules, les dépenses salariales devraient bondir de 33 %, soit de 2,1 % du PIB, en raison de la hausse des salaires attribuée l’année dernière. Or, cette hausse est permanente alors que la baisse des transferts à l’EDL reflète la volatilité des prix du pétrole, ce qui expose les finances publiques à des risques supplémentaires, prévient le FMI.
Le projet de budget, qui table sur un ralentissement de la croissance à 3 %, prévoit également une hausse des dépenses d’investissement équivalente à 0,9 % du PIB.
Par conséquent, l’excédent primaire devrait être proche de zéro, contre un excédent équivalent à 0,5 % du PIB en 2008. Le déficit global devrait passer à 12,3 % du PIB, contre 10,1 % en 2008, selon le FMI. Avec la hausse des besoins nets de financement, le ratio de la dette sur le PIB devrait, quant à lui, se maintenir à 162 %.
Le FMI estime que l’État devrait viser un excédent primaire de 2 % du PIB pour éviter une hausse des besoins nets de financement par rapport au PIB et rester dans une dynamique de baisse du ratio de la dette sur le PIB.
En dépit du resserrement du crédit sur les marchés mondiaux et du ralentissement de la croissance des dépôts à 10 % cette année, le FMI estime que le financement de l’État en dollars et en livres ne devrait pas rencontrer de problèmes.
Le succès de la récente opération de swap va d’ailleurs dans ce sens. L’État a clôturé une opération d’échange volontaire, avec un taux de participation de 82,8 %, sur un montant de 2,3 milliards de dollars, soit plus de 90 % de la dette en devises arrivant à échéance cette année.
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