Créé en 2000 dans le cadre du partenariat euro-méditerranéen, le Fonds de développement économique et social (FDES) fonctionne aujourd’hui à plein régime. Avec un budget cumulé de 37 millions d’euros (dont six millions de l’État libanais), il a mis en place des programmes de lutte contre la pauvreté à partir de deux angles : la création d’emplois par des crédits aux petites entreprises et le développement communautaire.
L’approche est complémentaire. D’un côté, les emplois augmentent les revenus de la population, ce qui crée un cercle vertueux de croissance ; depuis 2004, le FDES a contribué à financer 3 607 projets qui ont permis la création de 2 578 nouveaux emplois (en moyenne 80 créations par mois). De l’autre, doter les communautés les plus pauvres de nouvelles structures permet à leurs habitants de vivre dans de meilleures conditions et d’éviter l’exode vers les villes ; quelque 145 000 personnes sont concernées par ces améliorations dans différentes régions du Liban.

Crédits aux petites entreprises

Les crédits aux petites entreprises sont destinés aux personnes ne pouvant pas utiliser le circuit bancaire normal (problèmes d’analphabétisme, de garantie, de secteur informel…).
Ils sont octroyés à travers trois banques partenaires du FDES (SGBL, Banque BLC et Banque CL) et sont orientés vers les entreprises de moins de neuf employés. L’offre porte sur un prêt de cinq ans, allant jusqu’à 40 millions de livres (20 000 euros) avec un taux d’intérêt dégressif de 10,5 % pour le développement de projets et de 12,5 % pour les créations d’entreprises.
Les crédits assortis d’une période de grâce d’un an sont adossés à des hypothèques d’actifs ou à des garanties personnelles.
Le FDES offre aussi un accompagnement sous forme de formations à la gestion et la comptabilité pour renforcer les chances de réussite de chaque initiative et il effectue des audits fréquents pour instaurer davantage de transparence. « Ce programme est un réel succès », dit Joëlle Sabella, chargée de communication du FDES. La totalité du budget initial de 12 millions d’euros a été affectée, avec un taux de remboursement de 100 %.

Développement communautaire

Plus lourd à mettre en œuvre, le programme du développement communautaire englobe vingt communes, sélectionnées parmi 80 poches de pauvreté identifiées à l’issue d’une étude financée par le FDES. Chacune d’elles avait été invitée à présenter un dossier présentant ses besoins en termes d’éducation, de santé, d’efficience agricole, d’environnement, de formation, etc. Des comités ad hoc ont été chargés ensuite de préparer différents projets de développement et de déterminer les priorités. Ce programme bénéficie d’une enveloppe de six millions d’euros, soit 300 000 euros en moyenne par commune.

(*) Europa Jaratouna est un projet médiatique initié par le consortium L’Orient-Le Jour, al-Hayat, LBCI et financé par l’Union européenne à hauteur de 1,5 million d’euros. Il traite des actions de l’UE dans huit pays du sud de la Méditerranée. Pour en savoir plus, visitez le site www.eurojar.org. Le contenu des articles et reportages diffusés dans le cadre de ce projet ne reflète pas le point de vue de l’UE.