Dans le village de Miniâra (Nord), Georges Ibrahim a monté son entreprise grâce à un crédit financé par le FDES. Ce jeune meilleur ouvrier du Liban, 23 ans, a décidé de se lancer dans la pâtisserie. Sa spécialité : la cuisine diététique, sans sucre, sans œuf et sans farine. Il apprend d’un représentant du Business Development Services, mandaté par le FDES pour faire connaître ses programmes de crédit, qu’il peut obtenir un prêt à des taux préférentiels. Il hypothèque donc la maison de ses parents pendant quatre ans et obtient 25 millions de livres pour un investissement total de 35 millions (23 333 dollars).
« Personne ne m’avait proposé des conditions aussi intéressantes. » Le jeune pâtissier a décidé de travailler 18 heures par jour avec l’aide de sa famille pour ne pas engager les cinq employés nécessaires à sa production et augmenter ainsi ses marges. « Nous avons réalisé 4 000 à 6 000 dollars de bénéfices nets par mois au début. » Même si l’augmentation du coût des matières premières a affecté sa profitabilité, le jeune entrepreneur voudrait investir deux fois plus. Il envisage déjà de demander un second prêt pour ouvrir une pâtisserie sur une route plus passante.