Le marché des obligations est un marché moins médiatique mais tout aussi important que celui des actions, en termes de volumes. Attention cependant, il reste très difficile à appréhender en direct pour les particuliers. La faute en incombe essentiellement aux banques, qui préfèrent mettre en avant leurs produits d’épargne collectifs dédiés aux obligations, dont la diversification est plus importante. Il faut être vigilant quant à leurs modalités, ainsi qu’à la stabilité de la banque qui les propose.
Il existe plusieurs types de fonds obligataires. Les plus risqués sont les fonds d’obligations à haut rendement, étroitement exposés au risque de défaut des entreprises. Les fonds d’obligations privés doivent être bien choisis, car ils sélectionnent pour les clients les entreprises émettrices. Enfin, les fonds obligataires flexibles font intervenir des obligations de trois natures : emprunts d’État, obligations d’entreprises et obligations à haut rendement.
Obligations d’entreprise
Il est possible d’acheter des obligations au moment de leur émission (“marché primaire”) ou des obligations d’occasion en Bourse (“marché secondaire”). Les investisseurs professionnels en achètent pour des quantités qui disqualifient les particuliers intéressés. D’autant que ces derniers subissent des frais de transaction et des droits de garde coûteux. Les investisseurs individuels doivent prendre en compte toutes sortes de critères, comme la qualité de l’émetteur, la liquidité du titre ou l’évolution des taux d’intérêt. Vérifier la solidité de l’entreprise est indispensable pour être assuré du paiement du coupon et du remboursement de l’obligation à sa valeur nominale. Or, si la tentation est grande de choisir des emprunts bien rémunérés, une obligation n’est pas dénuée de risques : à la veille de sa mise en faillite, Lehman Brothers bénéficiait d’une des meilleures notations du marché.
Obligations d’État
Ceux qui s’intéressent aux obligations ou “papier” d’État doivent savoir que les banques peuvent également se les procurer en passant par des plates-formes électroniques de négociation obligataire. Ce service est développé par Merrill Lynch, notamment, via sa plate-forme “Bondshop”. La banque américaine permet à ses 16 000 conseillers financiers de négocier des titres obligataires pour le compte de leurs clients, quelle que soit la taille de leur offre. L’électronique est en train de devenir progressivement la meilleure manière de commander des obligations en direct. Tous les courtiers en ligne sont censés offrir ce service. Le prix de la transaction est normalement quasiment identique à celui pratiqué sur les actions.