Déjà assez confidentiels auprès des investisseurs libanais, les hedge funds n’ont plus bonne presse. Leur gestion opaque et complexe des actifs, assombrie par l’affaire Madoff, en a effrayé plus d’un. « La grande majorité des hedge funds est illisible pour leurs clients », explique Naji Écho, directeur du département banque privée de la BLC.
« Beaucoup ont donc voulu liquider leurs actifs, les fonds ont dû créer des “side pockets” pour garder une partie des actifs illiquides », constate Dory Hage, de la LFF.
Pour les investisseurs amateurs de risque et détenteurs d’un gros portefeuille, il y a encore de bonnes affaires à faire. Les meilleurs hedge funds, bien connus des initiés, sont très prisés et présentent parfois des listes d’attente de plusieurs années. Pour les reconnaître, il faut se renseigner sur la réputation du gestionnaire, l’historique du fonds, sa gestion du risque et sa performance à l’aide des ratios de Sharpe et Sortino, outils qui mesurent l’écart type des rentabilités et le retour sur investissement en fonction du risque. Il faut faire bien attention également à la régulation appliquée au fonds ciblé, car les États risquent de les faire évoluer dans les mois à venir pour sécuriser et normaliser la gestion de ces fonds.
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