Emplacement : centre-ville de Beyrouth
Propriétaire : Société méditerranéenne des grands hôtels
Architecte : Michael Graves et Wilson Associates (pour l’intérieur)
Investissement : 188 millions de dollars (terrain + construction)
Date d’ouverture : fin de l’année 2011
Situé derrière l’immeuble Starco, le Grand Hyatt a pris la place de l’ancien Hilton, qui avait été inauguré en 1975 et détruit pendant la guerre. L’hôtel de 16 étages s’étendra sur une superficie de 71 440 m2, ce qui inclut sept sous-sols de 27 000 m2. Les travaux de forage ont commencé en 2004, juste après l’obtention du permis de construire, mais la construction de l’ossature a démarré en juin 2008, après l’obtention du permis de construction extérieure en septembre 2007. Le terrain de 4 804 m2 acquis en 1997 par la Société méditerranéenne des grands hôtels pour 12 millions de dollars vaudrait aujourd’hui 80 millions de dollars, selon son directeur Issam Tannir. Cette société, détenue à 97 % par des Saoudiens et à 3 % par des Libanais, finance la construction pour un montant de 176 millions de dollars. « Les travaux devaient finir fin 2008, mais avec l’assassinat de Hariri et le sit-in de l’opposition, les investisseurs ont préféré ralentir les travaux. Avec l’insécurité, la main-d’œuvre était aussi devenue plus coûteuse », explique Issam Tannir. « Mais la crise n’a pas découragé les investisseurs, l’immobilier étant une valeur refuge qui permet d’écouler les liquidités », poursuit-il. L’ouverture est annoncée pour la fin de l’année 2011 et six sous-sols ont déjà été construits. L’hôtel comportera 443 chambres : des simples, des doubles, des suites junior, six suites diplomatiques, deux suites présidentielles mais également un parking de 350 voitures, une salle de bal de 1 000 m2, des salles de réunion, trois restaurants et au deuxième étage une piscine en plein air, un club de sport et un spa. Les tarifs des chambres simples seront environ de 300 dollars. Les plans d’architecture intérieure ont été dessinés par Pierre-Yves Rochon, mais c’est le bureau d’architectes Wilson Associates qui va réaliser l’intérieur de l’hôtel après le départ de l’architecte français. « Nous sommes optimistes pour l’avenir si la situation politique reste stable. Nous comptons sur un taux de remplissage entre 60 et 70 % l’année de l’ouverture. Il y a une grande demande dans l’hôtellerie de luxe au Liban et l’offre est encore très inférieure. Il faudrait au moins 5 000 chambres supplémentaires », estime Issam Tannir.